Comme un single

Deux textes accompagnés de musique…

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Les feuilles d’automne

 

Tu débarques comme ça à l’improviste parce que tu as lu par hasard qu’un bal Trad a lieu à deux pas. C’est bien là qu’on te dit en te glissant un verre à la main et puis on t’invite à souper. Ils se connaissent tous et déjà tu es des leurs.

Deux musiciens, plus de cinquante danseurs dans l’automne de leur vie, en couple pour l’essentiel, sans manière ni tenues recherchées.

Le bal va commencer, ce sera une Mazurka et déjà une partenaire me hèle comme ça au hasard et parce que mes pas ne sont guère sûrs, voici qu’elle compte pour moi la mesure, qu’elle m’entraîne dans une folle soirée où se télescoperont quelques dizaines de danses.

Danses inconnues que mes pas traduisent mal et déjà le désir d’apprendre.

Valse, polka, mazurka et rondes aux chorégraphies ludiques qui te font passer par les bras de toutes les partenaires et saisir des mains ridées comme les plus douces, des tailles rondes comme les plus sveltes.

Les feuilles d’automne quels que soient les troncs qui les ont portées l’été sont ici légères et joyeuses.

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Jouir d’un été indien de la vie

 

Ouais, il pleut et je devrai m’en réjouir après la canicule de l’été. Mais non…

La radio dit que ça ne durera pas, mais ça frappe, épar sur le fourgon, pas fort, mais suffisamment pour savoir qu’elle se trompe.

Et du coup il pleut aussi sur mon âme. Un cafard à couper au couteau, comme à la fin de l’été, ado, je comptais les amourettes passées légères et joyeuses avec déjà nostalgie . Mais voilà que, précisément, elles étaient passées et laissaient sur l’avenir un vide dont je doutais soudain qu’il ne se combla un jour. C’était trop bien pourtant …

Les amours ne sont pas éternels et à mon âge l’on est bien placé pour le savoir. On se sent aussi éphémère avec l’acuité accrue des années qui s’égrainent.
Je pourrai observer le ciel et écouter chanter les piafs, marcher et apprécier encore ma verdeur au tonus de mes enjambées.

Je le fais, mais non, ça ne le fait pas.

Il y a toujours une silhouette féminine qui passe à ces moments-là et qui me rappelle combien la caresse d’une main de femme est douce. Pardonnez-moi, ce n’est pas de ma faute si je vous trouve jolie encore, belle et désirable toujours.

On se dit que le temps est compté, pourtant chaque geste, regard furtif, sourire, sonnent toujours faux chez mes contemporaines. Sans nier que le temps s’en prend à leur physiologie plus qu’aux hommes. Des envies de printemps quand l’automne s’annonce, des désirs de peaux douces quand les nôtres se fanent, une faim de mots doux et de doigts qui s’enlacent ne se pourraient-ils devenir des appétits commun ?

Non, nous ne partageons au final que des libidos émoussées ou pires encore le désir puéril d’un grand amour éternel presque platonique et tristement exclusif.

Alors il pleut et pourtant l’été n’est pas fini, et mon cœur est loin au soleil. Il attend un rien, une éclaircie, un mot, un texto, une attention même la plus subtile pour revenir radieux. Un été indien de la vie…

Je crains qu’il n’attende longtemps…

 

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Petit tour à Ales

Je vais voir l’expo d’un neveu. Petit four, pinard et plein de têtes dont j’ai oublié le nom, mais qui vont me le rappeler.

Puis à la  nuit, me blottir dans mon fourgon, un peu alcoolisé et écouter le bruissement des Cévennes au loin …p20060719_221430_DAP_HALF_hyperrealistpeinture

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Journée de « procrastination » qui s’annonce

Ben, oui, faut bien glander quand l’automne s’annonce et que les beaux jours devraient se faire plus rares. Quand ce sera le cas, il ne sera pas interdit de continuer, à glander…

 

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